Dans le cadre de l’exposition Lego Architecture, le MUSO vous propose 4 conférences sur l’architecture, de l’Égypte antique au Maroc à l’ère de la décolonisation, pour revenir tout près de nous à la Centrale de Beauharnois, avant d’aborder le rôle des femmes en architecture. Entrée GRATUITE!
Conférencier : Grégoire Viau
Grégoire a collaboré comme auteur sur plusieurs séries comme Le journal de l’histoire et Olympica. Il a réalisé et animé plusieurs séries, au Nord comme au Sud, depuis Si j’avais les ailes d’un ange à Marhaban Bikoum, en passant par Plaisirs de France, Plaisirs d’Italie, Plaisirs de Corse. Il a tourné et co-réalisé les séries Terre comprise et Agenda pour une petite planète. Il est réalisateur et animateur de la série sur la gastronomie mondiale consacrée aux meilleurs chefs des Relais gourmands, Étapes gourmandes / The Best Chefs. Il a aussi écrit et réalisé des documentaires tels Etre heureux au pays des aveugles, Missionnaires. En 2018, il a présenté à Vues d’Afrique Le Cameroun à l’heure de Boko Haram qui sera diffusé sur les ondes de Radio-Canada et RDI. En 2024, il réalise le documentaire Terres des Frères sur l’histoire québécoise des Frères des Écoles chrétiennes et Salaberry-de-Valleyfield, 150 ans, sur l’histoire de cette ville québécoise. C’est la voix masculine de plusieurs documentaires de Via le Monde. Il est l’auteur de quelques ouvrages sur l’histoire des missionnaires au Québec et d’un roman jeunesse.
La medina, ville traditionnelle marocaine, est une cité organique, une architecture sans architecte qui s’est développée en appliquant la sagesse musulmane. Puis, arrive l’occupation européenne au vingtième siècle. Au Maroc, les autorités coloniales françaises ont pratiquement inventé l’urbanisme moderne. Le mot « bidonville » aurait été forgé au Maroc pour désigner les quartiers surpeuplés que les Français n’arrivaient pas à organiser. Le Maroc est décidément un fascinant laboratoire d’architecture et d’urbanisme.
Nous aborderons :
- Fès, trésor de l’humanité : nous suivons le responsable de la préservation la medina, qui veille à l’entretien des 10 000 constructions fragiles habités par 100 000 personnes.
- Tetouan : comment s’orienter dans une medina.
- Rabat : portrait d’une maison riche dans la medina.
- Casablanca : comment les Français ont créé une medina pour contenir les populations indigènes.
- Agadir : le tremblement de terre de 1960 a détruit la ville, qui s’est reconvertie en ville touristique, sorte d’Acapulco arabe. Pour les touristes, un original de la ville a construit une medina flambant neuve, qui est la vitrine spectaculaire des artisans qui perpétuent des techniques millénaires.
- Tanger : avec son statut international aux temps coloniaux, Tanger a conservé des traces de tous ses occupants, anglais, français, portugais, espagnols, et américains ! On y trouve même une mosquée chrétienne.
- Essaouira : la ville citadelle portugaise de Mogador sur la côte atlantique a changé son nom pour Essaouira, qui signifie en gros : « la bien dessinée ».
Conférencier : Guillaume Bouchard Labonté
Guillaume Bouchard Labonté détient un doctorat en histoire de l’Égypte ancienne et étudie en ce moment en sciences juridiques à l’UQAM. Sa thèse, soutenue en 2023, portait sur le phénomène de la violence et du désordre social au Nouvel Empire (1580-1500 AEC). Ses intérêts scientifiques sont variés mais se concentrent surtout autour des milieux de vie et l’organisation de l’espace: la maison, le temple, le milieu de travail en Égypte ancienne – et la prison à l’époque moderne. Pour Guillaume, l’architecture ancienne a un sens profondément social: elle en révèle énormément sur les structures communautaires et sur la vie quotidienne, sur les tracas et aspirations des bâtisseurs.
Dans le cadre de cette conférence, Guillaume Bouchard Labonté, Ph.D. en histoire de l’Égypte ancienne, nous entraînera dans l’univers quotidien des artisans et bâtisseurs de l’Égypte pharaonique, de leurs petites maisons de briques crues aux pylônes gigantesques des temples.
Mille ans après la construction des Grandes pyramides, l’Égypte connaît une période de prospérité sans précédent, qui permet au royaume d’investir une énergie immense dans la création de monuments colossaux. Le temple de Karnak, situé dans la vieille capitale de Thèbes, s’étend à lui seul sur une longueur d’un demi-kilomètre. Quant à la Vallée des Rois, elle compte plus de soixante tombes creusées à même la pierre, incluant celle du célèbre Toutankhamon. Ces chefs-d’œuvre de l’architecture antique célèbrent la gloire des pharaons et d’une élite qui avait les moyens de se les payer. Mais qui étaient donc les petites mains qui, dans les coulisses, creusaient les galeries ou érigeaient les temples dédiés aux dieux? Qui couvrait donc la pierre de hiéroglyphes et de fresques?
Conférencier : Matthieu P. Lavallée
Natif d’Hemmingford, Matthieu a entrepris ses études secondaires au Séminaire de Valleyfield en 1965, puis les a poursuivies au cégep de Saint-Jean-sur-Richelieu. Diplômé en physique de l’Université de Montréal et en génie nucléaire de Polytechnique dans les années 1970, il a consacré plus de 32 ans à Hydro-Québec (HQ). Membre de l’équipe de conception de la centrale nucléaire de Gentilly-2, il fut également responsable de l’obtention du premier permis d’exploitation des déchets nucléaires. Par la suite, il a dirigé divers projets énergétiques stratégiques, dont la réhabilitation de la centrale de Beauharnois (1990-2001), incluant le volet patrimonial. De 2001 à 2008, il fut membre de l’équipe des Approvisionnements énergétiques d’HQ. Puis pendant 10 ans, il a également agi comme conseiller stratégique et consultant interne auprès d’une firme de génie-conseil de calibre mondial. Président du Club d’Électricité du Québec en 1990-1991 – aujourd’hui l’Association de l’industrie électrique du Québec-, il continue, même retraité, à nourrir sa passion pour l’histoire et le patrimoine scientifique québécois. Auteur et membre de l’Association des écrivains et écrivaines du Québec, Matthieu met en lumière les exploits des bâtisseurs du Québec, éveillant la curiosité de ses lecteurs pour l’histoire et le patrimoine régional. Il siège aussi au Conseil d’administration du Festival Classica.
Pendant des décennies, la centrale hydroélectrique de Beauharnois fut l’une des plus puissantes au monde et figura dans tous les livres d’histoire du Canada, y compris la plupart des manuels scolaires de l’époque. Le 16 novembre 1990, elle fut désignée lieu historique national du Canada par la Commission des lieux et monuments historiques du Canada, puis inscrite au Répertoire du patrimoine culturel du Québec. En 1994, débuta l’un des plus vastes projets de réhabilitation d’une centrale en Amérique du Nord, des travaux qui ont marqué l’évolution de ce site emblématique. Aujourd’hui, l’intégration des valeurs patrimoniales demeure un sujet central des discussions à venir.
Conférencière : Louise Pelletier
Louise Pelletier est architecte de formation. Professeure titulaire à l’École de design de l’UQAM, depuis 2006 elle a été directrice du programme de premier cycle en design de l’environnement (2008-2012), directrice de l’École de design (2014-2017) et directrice du Centre de design (2018-2024). Diplômée de l’École d’architecture de l’Université Laval, elle détient également une maîtrise et un doctorat en architecture de l’Université McGill.
Longtemps dominée par les hommes, l’architecture se transforme. Louise Pelletier, architecte de formation et professeure à l’École de design de l’UQAM, retrace l’essor des femmes dans ce domaine, en présentant des architectes québécoises remarquables – pionnières et nouvelles voix. Leurs projets, variés et engagés, témoignent d’une pratique tournée vers l’innovation, la collectivité et un avenir plus inclusif.
Les femmes se sont taillé une place de choix dans le domaine de l’architecture ces dernières années, une discipline pourtant dominée par les hommes jusqu’au siècle dernier. Une invitation à découvrir l’histoire et l’avenir d’une architecture portée par le changement, où les femmes jouent un rôle central, Louise Pelletier présentera, entre autres, une sélection d’architectes québécoises contemporaines, qui se distinguent par l’excellence de leurs contributions, tant les pionnières que celles de la nouvelle génération. Les projets abordés couvriront un large éventail, allant des institutions de grande envergure dans les domaines de la santé et de l’éducation, aux habitations communautaires ou résidentielles, en passant par des initiatives urbaines à l’échelle de la ville ou des solutions novatrices de préfabrication d’unités minimales.






