Découvrez les suggestions de livres québécois de l’équipe du MUSO!

Le 12 août c’est la journée j’achète un livre québécois, pour cette occasion, les membres de l’équipe du musée partagent avec vous leur coups de cœur littéraires. Vous trouverez certaines de leurs suggestions sur les tablettes de la boutique du MUSO!

Julie Beloin, coordonnatrice des activités éducatives:

Passionnée d’histoire, je suggère les romans historiques de Marilyne Fortin!

Sa courte biographie :
C’est en rédigeant son mémoire de maîtrise en histoire que Marilyne Fortin a découvert « De Humani Corporis Fabrica » (1543), un traité anatomique aussi innovateur que déterminant pour son époque, principalement en raison des magnifiques gravures qui l’illustrent. Fascinée par le mystère entourant l’artiste derrière cette oeuvre grandiose qui, jusqu’à ce jour, demeure inconnu, l’auteure a habilement entrelacé la réalité et la fiction afin de composer son premier roman, « La fabrica », particulièrement réussi.

Les 3 romans:
La Fabrica ( 2014)
Le Potager ( 2017)
L’anatomiste ( 2017)

J’ai moi-même acheté La Fabrica il y a quelques années un 12 août.

 

Stéphanie Janvier, chargée de projets:

Y a-t-il un plus bel héritage culturel que la cuisine? Je suggère 3 livres qui sont bien plus que des livres de cuisine, mais de véritables partages des traditions culinaires qui forment la fibre culturelle de notre province!

Pachamama Cuisine des Premières Nations, de Manuel Kak’wa Kurtness, met en valeur l’histoire et la riche tradition culinaire d’onze communautés autochtones du Québec et de l’est de l’Ontario.
Les Filles Fattoush : La cuisine syrienne, une cuisine de coeur, d’Adelle Tarzibachi, parsemé de portraits de femmes réfugiées attachantes le livre présente plusieurs plats emblématiques de la Syrie.
L’érable et la perdrix : L’histoire culinaire du Québec à travers ses aliments, d’Elisabeth Cardin et Michel Lambert, le titre dit tout, les images sont magnifiques.

Bonne lecture et bon appétit!

 

Angelo Galletto, directeur général:

La Mémoire des hommes, de Jean-Michel Lienhardt

Enfant, j’ai été marqué par ce livre. À l’époque (je vais trahir mon âge), on se souciait surtout des pluies acides et de l’escalade nucléaire. Ce roman pour enfants fut ma première incursion dans le genre dystopien/post-apocalyptique. J’ai surtout apprécié comment Jean-Michel Lienhardt a su décrire la bêtise humaine avec franchise tout en protégeant mon regard optimiste d’enfant.

Le Torrent, Kamouraska & Les Fous de Bassan, d’Anne Hébert

Encore une fois, ce qui m’a séduit des ces oeuvres littéraires est la franchise (et parfois la violence) des mots, qui ne se formalisent pas des coeurs sensibles pour décrire la souffrance, la passion et l’incompréhension des personnages.

Autoportraits, de Marie Uguay

C’est le seul recueil de poèmes que j’ai réussi à lire jusqu’à sa fin, ce style littéraire n’ayant jamais été ma tasse de thé. Ma première intro à Marie Uguay fut à travers un documentaire de Jean-Claude Labrecque diffusé lors d’un cours de français au secondaire. Elle y fait référence à un passage de l’Invitation au voyage et ça m’avait marqué à l’époque car l’Invitation au voyage était le seul poème que j’avais été « forcé » de lire durant ce cours qui m’avait plu. Plusieurs années plus tard, je suis tombé sur son recueil posthume et je l’ai encore. Les poèmes d’Autoportraits sont dépouillés, ils vont droit au coeur.

Architecture in the Family Way, d’Annemarie Adams

Cet ouvrage de la doyenne du département d’architecture de l’Université McGill décrit la relation entre l’architecure résidentielle, les réformes sanitaires et le féminisme dans l’Angleterre victorienne. C’était ma première incursion dans les études sociales et j’étais fasciné de constater les liens insoupconnés entre l’architecture et des dimensions sociales comme la santé publique et la condition des femmes. Dans son livre elle établit des parallèles avec plusieurs bâtiments historiques du Golden Square Mile, que je croisais pratiquement à tous les jours alors que j’étudiais à McGill et encore à ce jour, quand je passe devant, je pense à ce livre et à ce qu’il m’a enseigné.

 

Stéphanie Paquet, responsable de la boutique:

J’aime toujours aller retrouver Robert Lalonde dans les récits autant lumineux que douloureux de son enfance. Sa manière unique à la fois pudique et profonde de nous les livrer. L’accompagner dans ses promenades avec son chien dans leur décor de campagne, comme dans celle qu’il nous amène à faire dans la complexité de notre nature humaine. La douceur et la réflexion dans sa voix me réconcilient momentanément avec les affres du monde. Et j’aime qu’il m’enseigne les mots des écrivains et des poètes en les semant si bien au fil des pages.

Robert Lalonde.
La Reconstruction du Paradis (2023)
On est de son enfance (2024)